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  • Napoléon-Vendée, 1861 quand Paul Robin y testait sa pédagogie… – Test

    Pédagogue et franc-maçon, libre penseur, libertaire et néo-malthusien, Paul Robin (1837-1912) est une figure importante du mouvement anarchiste français d’avant 1914. Bien peu se souviennent que le pédagogue toulonnais posa ses valises à La Roche-sur-Yon un jour de 1861…

    En 1880, Paul Robin est appelé par Ferdinand Buisson, alors directeur de l’Enseignement primaire et bras droit de Jules Ferry, à diriger l’orphelinat de Cempuis (Oise). Il y applique, quatorze années durant, ses méthodes « d’éducation intégrale », faite d’enseignement mutuel, de laïcité et de…

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  • Faymoreau-Les- Mines, une Babel ouvrière – Test

    Le 12 juillet 1945, un coup de grisou secoue Faymoreau, modeste commune du sud-Vendée dont la notoriété doit beaucoup à la découverte dans les années 1820 d'un sous-sol riche en charbon. Huit corps sans vie sont extirpés du puits. Ils ont pour noms : Walter Ameck, Johann Jay, Karl Mizgalski, Walter Turk, Henri Petit, Bautista Puente, Venceslas Sirek et Stanislas Skrypezyk. Ils sont Allemands (prisonniers de guerre), Français, Espagnol, Polonais… et gueules noires.

    L'arrivée de travailleurs étrangers intervient après la Grande Guerre quand la Compagnie recrute en 1920 150 mineurs polonais vivant alors en Meurthe-et-Moselle. Bientôt, une dizaine de nationalités se côtoient sur les corons de Faymoreau, de la Haute-Terrasse (alias le coron des « sans bas »,…

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  • Pouzauges, 1974 le cochon de la discorde – Test

    En plein été, des centaines de paysans vendéens épaulés par quelques voisins des Deux-Sèvres, Maine-et-Loire et Charente-Maritime s’en prennent à un géant de l’agro-business : Fleury-Michon. En cause : sa politique d’approvisionnement qui fait chuter les cours…

    Tandis que sous « l’œil ahuri du régisseur », deux cents paysans charentais s’invitent au château de Massignac, propriété de 1000 hectares appartenant à Pierre Fleury, des paysans vendéens bloquent un camion frigorifique de la société Fleury-Michon sur la route reliant l’usine de Chantonnay à…

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  • Les Paysans de l’Ouest contre la « taxe » (1977-1978)

    Un « fleuve de lait », des « montagnes de beurre » : telles sont les expressions utilisées dès 1968 pour évoquer la récurrente surproduction laitière nationale que rien ne semble pouvoir freiner. Quatre ans plus tard, les paysans bretons et de Loire-Atlantique se lancent dans la « grève du lait » pour obtenir une « paie » qui tienne compte des coûts de production.

    Peu à peu, la notion de prix de revient est mise en avant, notamment par la FDSEA de Loire-Atlantique, par des militants de CDJA dissidents et tous ceux qui se sont regroupés sous le sigle Paysans-Travailleurs. Ces derniers sont plus méfiants vis-à-vis des coopératives et…

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  • Les Métay, instituteurs et militants

    Sur tous les fronts ! C’est bien ce qui caractérise Louis (1892-1978) et Louise (1896-1958) Métay qui firent, après leur passage à l’École normale de La Roche-sur-Yon et leur mariage en 1918, toute leur carrière en Vendée jusqu’à leur retraite en 1951.

    Tous deux s’engagent dès le milieu des années 1920 dans le Syndicat national des instituteurs et à la CGT. Élu au conseil départemental, rédacteur du Bulletin du SNI, membre de la commission administrative de l’UD CGT à partir de 1928, Louis est le secrétaire général…

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  • Faymoreau-Les- Mines, une Babel ouvrière

    Le 12 juillet 1945, un coup de grisou secoue Faymoreau, modeste commune du sud-Vendée dont la notoriété doit beaucoup à la découverte dans les années 1820 d'un sous-sol riche en charbon. Huit corps sans vie sont extirpés du puits. Ils ont pour noms : Walter Ameck, Johann Jay, Karl Mizgalski, Walter Turk, Henri Petit, Bautista Puente, Venceslas Sirek et Stanislas Skrypezyk. Ils sont Allemands (prisonniers de guerre), Français, Espagnol, Polonais… et gueules noires.

    L'arrivée de travailleurs étrangers intervient après la Grande Guerre quand la Compagnie recrute en 1920 150 mineurs polonais vivant alors en Meurthe-et-Moselle. Bientôt, une dizaine de nationalités se côtoient sur les corons de Faymoreau, de la Haute-Terrasse (alias le coron des « sans bas »,…

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  • Vendée 1917 femmes travailleuses en grève

    Millerand, solennel, avait prévenu : « Il n’y a plus ni droit ouvrier ni lois sociales, il n’y a plus que la Guerre ». Au nom de l’Union sacrée, pour ceux qui exposent leurs corps aux balles ennemies, l’Arrière doit se mobiliser et œuvrer sans relâche pour la Victoire que l’on assure imminente…

    Mais voilà, Berlin est loin, si loin… que la guerre s’enlise et que les populations locales vivent de plus en plus mal les mauvaises nouvelles du front et les privations à l’arrière. Sur la côte vendéenne, nombreuses sont les femmes à œuvrer dans les conserveries…

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  • Vendée, 1968 murmure contestataire dans la paysannerie

    Que la Vendée figure parmi les territoires français historiquement les plus conservateurs, la chose est connue. Cela ne l’empêcha pas d’être frappée comme tant d’autres par les événements de mai 1968. Et si l’implication des paysans fut modeste, il n’en demeure pas moins qu’une oreille attentive pût y déceler les signes d’un effritement du consensus social dans les campagnes…

    « Mardi, à La Roche-sur-Yon, partie de la place de la Vendée et augmentant continuellement, une foule de Vendéens a manifesté dans la dignité son désir de faire respecter LA LEGALITE DES INSTITUTIONS REPUBLICAINES ; et ce sont plus de 6000 personnes qui ont observé…

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  • Ludovic Clergeaud, simple métayer

    « Simple métayer », c’est ainsi que Ludovic Clergeaud (1890-1956) signait ses articles. Et métayer, il le resta longtemps sur une exploitation qui ne dépassa jamais une douzaine d’hectares, lui, ne possédant en propre que « quelques boisselées de terre », vigne, prés et pâtis.

    Né dans le sud vendéen, entre plaine et bocage à Marsais-Sainte-Radegonde, ce fils de métayers quasi-illettrés, surnommé « le Caniget », s’engage dès 1906 « pour le Socialisme, la République, la Libre Pensée ». Le service militaire (« 25 mois de bagne » !) où…

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  • La Roche-sur-Yon Eugène Chapellier, rescapé de la Milice

    Lorsque la CGT Force ouvrière se constitue en Vendée, elle confie sa direction à un fonctionnaire de quarante-six ans, Eugène Chapellier (1902-1955), qui, quatre ans plus tôt, a failli tomber sous les balles de la Milice…

    Fils d’une modiste et d’un employé de commerce devenu rédacteur à la préfecture de La Roche-sur-yon, Eugène Chapellier suit les traces paternelles, intégrant la fonction publique en Vendée, comme auxiliaire temporaire au service des retraités puis… rédacteur. Il n’a pas 20 ans. Il faut attendre…

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