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  • Laval, 1978 : Henri Leclerc et les paysans en lutte

    Avocat et militant, Henri Leclerc est décédé à l’âge de 90 ans, le 31 août 2024. Il n’était pas un inconnu pour les travailleurs-paysans de l’Ouest. En 1972, il co-signait un livre sur la répression syndicale avec Bernard Lambert. Six ans plus tard, il défendait les paysans aux prises avec l’agro-business…

    Dans les années 1960, des firmes agroalimentaires proposent aux agriculteurs des contrats dits « d’intégration », apparemment séduisants pour des paysans en difficulté, transformés en travailleurs à façon, sans maitrise sur leur production. Au début des années 1970, des doutes pèsent sur la qualité d’un…

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  • Laval 1905, entre Jaunes et Rouges

    « À bas les Jaunes ! » C’est ce que les Lavallois ont pu entendre monter des rues de la ville en ce Premier Mai 1905. De quelles bouches sort ce slogan vindicatif ? De celles des ouvriers défilant derrière le drapeau rouge de la CGT.

    Rouges contre Jaunes. Les fanatiques ennemis de la Propriété contre les travailleurs libres ennemis de la grève, si l’on en croît la jeune Fédération nationale des Jaunes de France (FNJF), née en 1902, et dirigée par le sulfureux Pierre Biétry, passé au tournant du siècle…

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  • La Maison du peuple de Laval

    En 1903, une buvette coopérative s’installe dans la Bourse du travail, mais c'est une buvette bien singulière. En effet, L’Émancipatrice lavalloise (c'est son nom) se donne pour but de lutter contre un fléau appelé l’alcoolisme. Grâce aux organisations syndicales, elle sera à l’origine de la fondation de la Maison du peuple, haut-lieu de la vie sociale lavalloise.

    En 1905, la mairie décide de supprimer la subvention annuelle qu’elle accorde à la Bourse du travail. Refusant d’être à la merci de la municipalité lavalloise, l’Union des syndicats décide de prendre son indépendance en se lançant dans un projet imposant : la création d’une…

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  • Mayenne 1973 l’octobre rouge

    « Laval découvre qu’elle est passée de l’ère des notables à celle des luttes sociales. » Tel est le titre que donne Pierre-Marie Doutrelant à son article paru dans les colonnes du Monde le 18 octobre 1973. La paisible Mayenne serait-elle gagnée par la fièvre revendicative et l’esprit frondeur de 1968 ?

    La Mayenne n’est plus ce qu’elle était. Depuis le début des années 1960, au nom du développement économique et de l’aménagement du territoire, de grandes entreprises se sont installées ça-et-là, persuadées de pouvoir y trouver une main d’œuvre peu chère (car sans grandes qualifications) et…

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  • Mayenne 1922 une scission en douceur

    La scission syndicale qui frappe la CGT en 1921-1922 et donne naissance à la CGTU est vécue très différemment selon les départements. Pourtant, tous les ingrédients sont présents pour que l’on se déchire entre frères ennemis, comme en Loire-Atlantique. Rien de tel en Mayenne…

    La Révolution russe de février puis octobre 1917 bouleverse profondément le mouvement ouvrier français. Ainsi donc, la Révolution est possible ! Elle l’est d’autant plus qu’elle vient d’éclater dans un pays « arriéré », une terre de moujiks dans laquelle le prolétariat industriel compte pour…

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  • Gueules noires de Mayenne (1850)

    Des gueules noires en Mayenne ? Oui, il y en eut, tout comme en Sarthe. À six lieues de Laval et guère plus de Sablé-sur-Sarthe, voici La Bazouge-de-Chémeré, commune de quelques centaines d’habitants. C’est là que dans le premier quart du 19e siècle fut découvert une mine d’anthracite.

    Jusqu’en 1896, des centaines de mineurs et tout autant de chevaux descendirent jusqu’à 400 mètres sous terre pour en extraire cette roche noire, ce charbon si indispensable à la vie quotidienne et à la Révolution industrielle. En cette année 1850, M. de la Rochelambert, droit…

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  • Laval des travailleurs à l’université

    Le 15 décembre 1901, dans la salle des fêtes bondée de l'Hôtel de ville de Laval, retentit La Marseillaise, exécutée avec brio par la Lyre lavalloise. Ouvriers, employés, instituteurs, «bourgeois» et syndicalistes, tous se lèvent dans une même émotion, une même communion républicaine. Ainsi s'ouvre la séance inaugurale de l'Université populaire (UP), deuxième association créée dans cette ville au titre de la loi de 1901.

    Félicien Challaye s'avance. Le tout nouveau et jeune professeur de philosophie du lycée Ambroise-Paré de Laval fixe les objectifs de l'UP. Elle travaillera « à l'éducation mutuelle des citoyens », employés, ouvriers ou travailleurs intellectuels. Tous s’y retrouveront pour  « se reposer, se distraire, s'instruire…

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  • Saint-Hilaire, Dieu et l’école laïque

    Nous sommes en mars 1914 et la colère est grande parmi les laïcs de Saint-Hilaire (Mayenne). Le procureur de la République Berthaud vient de les informer que leur plainte contre les abbés Barbedette et Romagné, ministres du culte catholique, auteurs de diatribes anti-école laïque publiques des plus virulentes, vient d’être classée sans suite…

    En septembre 1913, le curé Romagné avait déclaré en chaire que « les parents qui (envoyaient) leurs enfants à l’école laïque (étaient) aussi dénaturés que les maîtres de ces écoles. » Et un dimanche de janvier 1914, poursuivant sa croisade contre la laïcité, il fait…

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  • Mai 1968 la Mayenne dans la grève générale

    Dans l’Ouest, la singularité du mai nantais et le fait qu’il ait marqué les esprits bien au-delà de la Loire-Atlantique ne doivent pas nous faire oublier que la Mayenne ne fut pas épargnée par le souffle de Mai…

    Dans l’Ouest, de Brest à Nantes en passant par Angers ou Laval, tout commence le 8 mai par une manifestation commune salariés et paysans clamant « L’Ouest veut vivre ». Les centaines de manifestants lavallois ne battent pas le pavé en soutien aux étudiants parisiens…

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  • Laval François Acambon, le pionnier

    Le 2 avril 1936, quinze jours avant la victoire électorale du Front populaire, un homme s’éteignait à l’hôpital de Laval. Ce septuagénaire, malade et usé par les ans, avait donné toute son énergie au mouvement ouvrier et socialiste mayennais. Son nom : François Acambon (1862-1936). Retour sur ses premiers combats…

    Natif d’Antrain (Ille-et-Vilaine), François Acambon, cloueur de son état, découvre au début des années 1880 la Mayenne, une terre de prédilection pour l’industrie de la chaussure, mais pas pour le syndicalisme. Ses efforts pour organiser les travailleurs restent longtemps vains. Il faut attendre le mois…

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