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  • Laval, 1978 : Henri Leclerc et les paysans en lutte

    Avocat et militant, Henri Leclerc est décédé à l’âge de 90 ans, le 31 août 2024. Il n’était pas un inconnu pour les travailleurs-paysans de l’Ouest. En 1972, il co-signait un livre sur la répression syndicale avec Bernard Lambert. Six ans plus tard, il défendait les paysans aux prises avec l’agro-business…

    Dans les années 1960, des firmes agroalimentaires proposent aux agriculteurs des contrats dits « d’intégration », apparemment séduisants pour des paysans en difficulté, transformés en travailleurs à façon, sans maitrise sur leur production. Au début des années 1970, des doutes pèsent sur la qualité d’un…

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  • Mayenne « À bas les accapareurs ! »

    S’il est un personnage dont bien des paysans se méfient, c’est le marchand de bestiaux. Pour l’éleveur, le doute est toujours de mise : ai-je affaire à un honnête homme ou à un maquignon ? Pour les paysans mayennais, la question est réglée : le dénommé Tribondeau est un filou doublé d’un spéculateur foncier…

    La photo parle d’elle-même : un paysan pointe un doigt vengeur en direction d’un homme sorti sur son perron armé d’un fusil. Cet homme, c’est Tribondeau, un marchand de bestiaux, et pour la FDSEA et le CDJA de Mayenne, il incarne l’injustice et l’oppression…. Que…

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  • Laval, la Wessafic en procès (22 février 1978)

    À partir du milieu des années 1960 plusieurs firmes agroalimentaires proposent aux agriculteurs, en leur faisant miroiter des bénéfices mirobolants, des contrats dits « d’intégration » : elles leurs fournissent de jeunes animaux (poussins, cochons, veaux), l’alimentation et les compléments vétérinaires, en contrepartie de quoi les éleveurs fournissent les bâtiments d’exploitation (il s’agit de productions hors-sol), l’eau, l’électricité, les assurances et leur force de travail afin d’engraisser les animaux le plus rapidement possible.

    Ces contrats sont particulièrement séduisants pour des paysans déjà en difficulté, dont les exploitations n’ont plus la taille critique pour suivre la modernisation à marche forcée de l’agriculture Française. Ces agriculteurs deviennent des travailleurs à façon sans plus aucune maitrise sur la qualité des jeunes…

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  • Laval, 1976 la CFDT et ses « coucous «

    La SARL Pouteau voit le jour à Laval en 1946 avec une double activité : maçonnerie d’un côté, vente de matériaux de construction de l’autre. Trente ans plus tard, la SARL est devenue une holding dont personne n’imagine la friabilité…

    En mai 1976, les Lavallois découvrent, effarés, que Pouteau est incapable d’honorer ses dettes. Les salariés se mobilisent, manifestent, montent un comité de soutien, occupent le siège social et c’est à ce moment-là qu’éclate une controverse avec la mairie socialiste de la ville. Celle-ci enjoint…

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  • Le pain des ardoisiers l’Union prolétarienne de Renazé

    En 1907, le syndicat CGT des ardoisiers de Renazé décide de fonder une boulangerie coopérative. Son nom, l’Union prolétarienne, montre la nature même de ses objectifs : c’est un étendard revendicatif et le moyen de rassembler la corporation autour d’une société de résistance. Leur journée de travail terminée, les ardoisiers s’activent donc pour construire le bâtiment, et quelques mois plus tard, les locaux de l’Union prolétarienne sont inaugurés solennellement avec une conférence sur l’alcoolisme, ce fléau qui fait des ravages en milieu ouvrier. En cause notamment la « postillonne », un mélange de café et d’eau-de-vie de cidre…

    Le pain en ce début du 20e siècle tient une place importante dans l’alimentation ouvrière. La boulangerie coopérative est le prolongement naturel du syndicat qui se doit d’apporter une amélioration aux conditions de vie des ardoisiers. D’abord du pain donc, mais pourquoi pas, plus tard,…

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  • Laignelet, 1912 un inspecteur du travail lapidé !

    Pierre Saubestre, inspecteur départemental du travail de Laval l’a échappé bel le 5 septembre 1912 quand, présent à la Verrerie de Laignelet (Ille-et-Vilaine), des ouvriers en colère s’en prirent à lui, le chassant de l’entreprise à coup de pierres et de quolibets. Retour sur cette affaire…

    L’histoire est contée par les frères Bonneff, auteurs de nombreux articles sur la condition ouvrière pour le compte du journal L’Humanité. Elle s’inscrit dans un ensemble de six articles sur l’enfer vécu par les verriers, et notamment par les plus fragiles d’entre eux : les enfants.…

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  • Laval 1905, entre Jaunes et Rouges

    « À bas les Jaunes ! » C’est ce que les Lavallois ont pu entendre monter des rues de la ville en ce Premier Mai 1905. De quelles bouches sort ce slogan vindicatif ? De celles des ouvriers défilant derrière le drapeau rouge de la CGT.

    Rouges contre Jaunes. Les fanatiques ennemis de la Propriété contre les travailleurs libres ennemis de la grève, si l’on en croît la jeune Fédération nationale des Jaunes de France (FNJF), née en 1902, et dirigée par le sulfureux Pierre Biétry, passé au tournant du siècle…

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  • La Maison du peuple de Laval

    En 1903, une buvette coopérative s’installe dans la Bourse du travail, mais c'est une buvette bien singulière. En effet, L’Émancipatrice lavalloise (c'est son nom) se donne pour but de lutter contre un fléau appelé l’alcoolisme. Grâce aux organisations syndicales, elle sera à l’origine de la fondation de la Maison du peuple, haut-lieu de la vie sociale lavalloise.

    En 1905, la mairie décide de supprimer la subvention annuelle qu’elle accorde à la Bourse du travail. Refusant d’être à la merci de la municipalité lavalloise, l’Union des syndicats décide de prendre son indépendance en se lançant dans un projet imposant : la création d’une…

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  • Mayenne 1973 l’octobre rouge

    « Laval découvre qu’elle est passée de l’ère des notables à celle des luttes sociales. » Tel est le titre que donne Pierre-Marie Doutrelant à son article paru dans les colonnes du Monde le 18 octobre 1973. La paisible Mayenne serait-elle gagnée par la fièvre revendicative et l’esprit frondeur de 1968 ?

    La Mayenne n’est plus ce qu’elle était. Depuis le début des années 1960, au nom du développement économique et de l’aménagement du territoire, de grandes entreprises se sont installées ça-et-là, persuadées de pouvoir y trouver une main d’œuvre peu chère (car sans grandes qualifications) et…

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  • Mayenne 1922 une scission en douceur

    La scission syndicale qui frappe la CGT en 1921-1922 et donne naissance à la CGTU est vécue très différemment selon les départements. Pourtant, tous les ingrédients sont présents pour que l’on se déchire entre frères ennemis, comme en Loire-Atlantique. Rien de tel en Mayenne…

    La Révolution russe de février puis octobre 1917 bouleverse profondément le mouvement ouvrier français. Ainsi donc, la Révolution est possible ! Elle l’est d’autant plus qu’elle vient d’éclater dans un pays « arriéré », une terre de moujiks dans laquelle le prolétariat industriel compte pour…

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