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  • Nantes et Saint-Nazaire, 1933 l’indépendance syndicale en question

    Le 8 octobre 1933, réunis à Saint-Nazaire dans la salle des fêtes de l’école Jean-Jaurès (inaugurée un mois plus tôt), les 129 délégués du congrès départemental de la CGT sont appelés à se déterminer sur l’avenir du mensuel, Le Réveil syndicaliste. Doit-il être le journal de l’Union départementale ? Répondre à cette question n’a en réalité rien d’anodin…

    Il y a d’abord un constat posé par le rapporteur de la commission, le postier Bédrède. Le Réveil syndicaliste, organe officiel des syndicats ouvriers de Nantes et de la région, est un mensuel et c’est « insuffisant » pour la propagande. Un bimensuel lui semble nécessaire « au…

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  • Saint-Nazaire militantes catholiques-sociales

    On minore bien souvent le rôle important joué par les militantes catholiques-sociales dans les quartiers populaires. Elles ont pourtant marqué de leurs empreintes l’histoire ouvrière et populaire, mais aussi celle du féminisme.

    Les associations catholiques-sociales émergent dans les années 1930 afin de permettre aux jeunes hommes et femmes impliquées dans les structures jocistes de poursuivre une activité militante dans les quartiers ouvriers… et de contrer l'influence communiste auprès des femmes. Elles se développent surtout après 1945, durant…

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  • Saint-Nazaire, le 8 février 1934 « A bas Paquet ! »

    En réaction à la violente manifestation du 6 février 1934, le mouvement ouvrier nazairien appelle les habitants à descendre massivement dans la rue pour y défendre la République menacée. Cette manifestation populaire offre l’occasion aux travailleurs de conspuer Georges Paquet, le directeur des Ateliers et Chantiers de la Loire. D’une pierre deux coups ? Pas vraiment…

    Ce 8 février 1934, à l’appel notamment de la CGT, de la SFIO (dont le maire, François Blancho, est membre), de la Ligue des droits de l’homme (LDH) ou de la Libre Pensée, plus de 3000 personnes se rassemblent Place de la gare. On peut…

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  • Couëron, 1958 la « face sombre » des relations unitaires…

    Trois ans après la mort de Staline (mars 1953), la population hongroise fait entendre sa colère et son insatisfaction. Etudiants, ouvriers ou paysans veulent en finir avec l’autoritarisme. Si certains veulent restaurer le monde ancien, d’autres rêvent au contraire de faire advenir le « vrai » communisme, celui qui conjuguerait communisme et liberté.

    Nous sommes à l’automne 1956 et le communiste réformateur Imre Nagy incarne aux yeux de nombreux Hongrois l’homme capable de négocier avec Moscou la démocratisation de la Hongrie socialiste. Il n’en sera rien. En novembre 1956, les chars soviétiques envahissent Budapest pour y ramener l’ordre,…

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  • Bourse du travail de Nantes, 1898 quand la mairie se désole…

    En 1898, il revient à la Ville de Nantes d’accueillir le congrès de l’Association française pour l’avancement des sciences, société savante fondée en 1872 par d’illustres scientifiques dont Claude Bernard et Paul Broca, célèbre pour ses travaux sur la forme des crânes et le poids des cerveaux humains qui apportaient la preuve, évidemment scientifique*, de la supériorité de l’homme sur la femme, et de l’homme blanc sur les peuples de couleur…

    La Ville de Nantes, épaulée par le Conseil général et la Chambre de commerce, publient alors à leur intention un livre imposant en deux volumes, intitulé « La Ville de Nantes et la Loire-Inférieure ». Dans le tome premier (489 pages !), le seul dont…

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  • Nantes, 1955 clichés inédits d’une grève historique !

    Le classement d’archives révèle parfois quelques surprises. Rachel Guérin, étudiante en Master Archives à l'université d'Angers et stagiaire au CHT, vient d’exhumer quatre photographies conservées par les Métaux CGT-FO de Nantes et sa région…

    Du conflit nantais de 1955, nous connaissons une dizaine de photographies : celles du saccage des locaux du syndicat patronal, de Jean Rigollet tué par les forces de l'ordre, de quelques défilés ouvriers dans les rues de la ville, celle de la manifestation des «…

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  • Le Pays-de-Retz socialiste et la guerre d’Algérie

    Dans son numéro 44 de février 1956, l’hebdomadaire SFIO Le Pays-de-Retz socialiste ouvre ses colonnes à un de ses militants, et non le moindre : Raoul Coustal est en effet le rédacteur et l’administrateur de cette feuille militante, et le mois précédent, il était le candidat du parti aux législatives. Ce n’est pas le gestionnaire qui prend la plume mais l’ardent défenseur d’une Algérie française qui lui est chère, menacée par une minorité d’agitateurs à la solde de l’étranger. Il faut, écrit-il, les « exterminer jusqu’au dernier. Pas de prisonniers et surtout pas de procès retentissants » qui seraient autant de tribunes offertes aux « communistes » et « nationalistes » pour salir la mère-patrie. La violence de ces propos et le fait qu’ils soient portés par un responsable local de la SFIO en dit long sur la force de l’esprit colonial au sein de la « vieille maison ».

    Voici une copie du texte : « Des abonnés du bulletin, ayant appris au cœur de la campagne électorale, que j’avais habité la Tunisie, ignorant mon origine algérienne, me demandent de leur [faire] connaître mon opinion sur le problème algérien. Je vais le faire aujourd’hui parce…

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  • Saint-Nazaire (1956-1958) des Algériens mal logés… et suspects !

    La vie quotidienne des travailleurs algériens en métropole durant la guerre d’Algérie (1954-1962) ne fut jamais de tout repos. À Saint-Nazaire, des hommes et des femmes, notamment syndicalistes, se mobilisèrent en leur faveur en 1956 puis, à nouveau, en 1958.

    Combien sont-ils ? Quelques centaines, pour la plupart des travailleurs isolés, harcelés par les services de police, et bien souvent logés dans un cantonnement « provisoire » de l’ONCOR (Office national des cantonnements ouvriers de la reconstruction, créé en septembre 1945). Les conditions y dont…

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  • Nantes, le 16 avril 1934 démocratie contre fascisme

    Ce 16 avril 1934, les Salons Mauduit s’apprêtent à accueillir une réunion privée des Jeunesses patriotes (JP) dont l’orateur vedette sera Philippe Henriot, la future « voix de la Collaboration ». Mais la gauche nantaise ne l’entend pas de cette oreille, car l’émeute parisienne du 6 février est dans toutes les têtes…

    Député de la Gironde et fervent admirateur du Duce, Henriot est alors en plein tour de France, multipliant les meetings pour y conspuer le parlementarisme, les communistes et autres « judéo-maçons ». Le meeting, interdit par le préfet Mathivet mais autorisé par le ministre de l’Intérieur, Albert…

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  • 1919 un 1er Mai sous tension

    La Révolution est à notre porte. Qu’importe si elle a été vaincue en Allemagne par une alliance de la droite et des socialistes modérés, l’espoir d’un changement radical, définitif est dans bien des têtes ; du moins dans celles de nombreux syndicalistes qui entendent en finir avec l’Union sacrée en relançant la lutte des classes. Le 1er-Mai 1919 prend alors une autre dimension…

    Le gouvernement Clemenceau le sait : d’un côté, il ne relâche pas la censure et appelle les préfets à surveiller de près ceux qui diffusent « des propos alarmistes et défaitistes » ; de l’autre, il fait adopter en avril 1919 la fameuse loi sur la journée de…

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