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  • Le Pellerin, 1884 : Aigues-Mortes, si loin, si proche

    En août 1893, des travailleurs italiens embauchés par la Compagnie des salins du midi subissent les assauts de leurs collègues français et des habitants de la ville d’Aigues-Mortes. Neuf ans plus tôt, une querelle similaire aurait pu avoir les mêmes conséquences près de la commune du Pellerin…

    Dans son édition de septembre 1893, le Bulletin officiel de la bourse du travail de Nantes consacre sa Une aux « Incidents d’Aigues-Mortes ». Article intéressant par l’analyse qu’il porte sur les événements. Ainsi les syndicalistes parlent de « bagarres » alors que c’est bien plutôt un massacre qui…

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  • Brissonneau, 1950 : une grève…de la faim

    En octobre 1950, douze délégués syndicaux de l’entreprise métallurgique Brissonneau de Nantes-Doulon, forte alors de mille salariés, font un choix d’action radical : la grève de la faim. Geste qui en dit long sur l’exaspération de la classe ouvrière… et l’incapacité du syndicalisme à se faire entendre du patronat sur les questions salariales.

    L’action est forte et symbolique : ce mercredi 6 octobre, dans l’unité, les délégués FO, CGT et CFTC de l’entreprise plantent leurs tentes devant la porte de l’usine et annoncent cesser de s’alimenter jusqu’à ce que la direction ouvre de véritables négociations. Ils ne mangent pas…

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  • La Montagne 1946 ; résistance ou collaboration ?

    Le 6 décembre 1946, la section socialiste de La Montagne tient sa réunion bimensuelle dont l’ordre du jour principal concerne les élections municipales prochaines. A l’issue de cette réunion, la vingtaine de militants présents est amené à se déterminer sur un autre sujet : la « camarade Lorigeon », institutrice, a-t-elle eu une attitude ambiguë pendant l’Occupation ?

    C’est l’opinion d’un de ses collègues, et il l’a affirmé clairement « dans la cour de l’école des garçons » devant deux militants socialistes quand il a vu apparaître le nom de Madeleine Lorigeon sur la liste des « Grands électeurs » socialistes pour les élections sénatoriales de novembre…

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  • Nantes 1896 : haro sur l’inspecteur

    Ce mercredi 8 juillet 1896, à 20h30, l’inspecteur départemental du travail Albert Drancourt se rend au théâtre, non pour y savourer un spectacle, mais pour accomplir son devoir. L’accueil ne fut sans doute pas à la hauteur de ses attentes…

    Arrivé sur place, il demande à pénétrer dans l’établissement mais la « personne chargée du contrôle » lui répond qu’elle n’a pas « qualité pour donner satisfaction à cette demande ». Albert Drancourt lui fait alors la lecture du texte de loi l’autorisant à inspecter les théâtres, mais cela…

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  • Nantes, 1929 « La chanson du bordereau »

    En 1929, s’ouvrent des négociations entre syndicats patronaux et ouvriers afin de mettre au point un nouveau bordereau de la grille des salaires dans le secteur de la métallurgie et du bâtiment. Cela donne l’occasion aux « moscoutaires » de la CGT-Unitaire de s’en prendre vertement et en chanson aux « marchands d’hommes » de la CGT.

    Les relations entre les frères ennemis du syndicalisme ne furent jamais marquées par la tendresse. Depuis la rupture de 1921, on s’insulte allégrement et on s’accuse de tous les maux. Les tensions montent d’un cran en 1929, année durant laquelle les conflits sociaux sont nombreux…

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  • Nantes, 1934 le procès dit de la Martinique

    Nantes a bâti une grande partie de sa fortune grâce au commerce triangulaire. Mais ce n’est pas pour cela qu’il se tient, en décembre 1934, sur renvoi de la Cour de cassation, un bien curieux procès devant la Cour d’assises avec, pour protagonistes, un puissant industriel antillais et un fantôme du nom d’Aliker…

    Dans le box des accusés en ce mois de décembre 1934, trois hommes : Eugène Aubéry, le corrupteur, descendant d’une grande famille de békés [1], Louis Plassiart, le corrompu, magistrat de Fort-de-France, et Emmanuel de Lacoste, l’intermédiaire par qui le scandale a éclaté. En effet,…

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  • Nantes, avril 1937 « Si le sang coule…

    Depuis le 16 février, les ouvriers du bâtiment de la région nantaise sont en grève. Le 26 avril, au 65e jour de grève, des incidents éclatent rue du Breil devant les locaux professionnels du président de l’Union ligérienne des entrepreneurs du bâtiment. Le maire socialiste Auguste Pageot interdit alors toute manifestation sur la voie publique…

    Depuis trois mois, rien n’y fait. Meetings imposants (35 000 personnes, le 25 mars) et manifestations de soutien se succèdent sans que les grévistes ne parviennent à faire céder le patronat. Le 26 avril, en dépit des appels au calme du comité de grève, des…

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  • Le Réveil syndicaliste et le travail des femmes (1928-1929)

    En novembre 1928, C. Constant, secrétaire de la fédération postale CGT, enjoint les épouses à abandonner le salariat pour le doux foyer. Un an plus tard, un second article en appelle à la suppression du « salaire d’appoint » au nom de l’égalité des sexes…

    Les saillies réactionnaires d’un Proudhon contre le féminisme au mitan du 19e siècle sont connues. Près d’un siècle plus tard, C. Constant défend les mêmes idées que le penseur de Besançon dans Le Réveil syndicaliste, journal de l’Union locale CGT de Nantes (n°74, novembre 1928).…

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  • « Se concilier, si faire se pouvait » 2

    Nous sommes le 17 juillet 1914 au tribunal des prud'hommes de Nantes. Deux hommes se font face : M. Sauvage père d’un côté, l’entrepreneur Logeais de l’autre. Au centre du conflit : l’avenir de Jean-Baptiste Sauvage, jeune apprenti maçon.

    Le rapport des prud'hommes est avare de détails. Nous savons juste que le jeune apprenti a subi des sévices de la part d’un contremaître de cette entreprise, sise rue Ledru-Rollin à Nantes. Brimades, coups, vexations ? Le mystère demeure, mais le comportement du contremaître fut…

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  • Nantes, 1935 naissance d’un syndicalisme hospitalier

    Quinze années séparent la création d’une Amicale du personnel (masculin!) de celle d’une section adhérente au syndicat départemental des services publics CGT. La date choisie est des plus symboliques : le 1er mai 1935.

    Une première tentative avait échoué en 1928, la majorité des amicalistes refusant de rejoindre la CGT. Rien de tel en 1935. Sous l’impulsion d’Alexandre Chatellier et Victor Leclève [1], les hospitaliers franchissent enfin le pas en créant une section ouverte aux deux sexes. Désormais, ils…

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