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  • Les Métay, instituteurs et militants

    Sur tous les fronts ! C’est bien ce qui caractérise Louis (1892-1978) et Louise (1896-1958) Métay qui firent, après leur passage à l’École normale de La Roche-sur-Yon et leur mariage en 1918, toute leur carrière en Vendée jusqu’à leur retraite en 1951.

    Tous deux s’engagent dès le milieu des années 1920 dans le Syndicat national des instituteurs et à la CGT. Élu au conseil départemental, rédacteur du Bulletin du SNI, membre de la commission administrative de l’UD CGT à partir de 1928, Louis est le secrétaire général…

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  • Brissonneau, 1950 : une grève…de la faim

    En octobre 1950, douze délégués syndicaux de l’entreprise métallurgique Brissonneau de Nantes-Doulon, forte alors de mille salariés, font un choix d’action radical : la grève de la faim. Geste qui en dit long sur l’exaspération de la classe ouvrière… et l’incapacité du syndicalisme à se faire entendre du patronat sur les questions salariales.

    L’action est forte et symbolique : ce mercredi 6 octobre, dans l’unité, les délégués FO, CGT et CFTC de l’entreprise plantent leurs tentes devant la porte de l’usine et annoncent cesser de s’alimenter jusqu’à ce que la direction ouvre de véritables négociations. Ils ne mangent pas…

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  • Faymoreau-Les- Mines, une Babel ouvrière

    Le 12 juillet 1945, un coup de grisou secoue Faymoreau, modeste commune du sud-Vendée dont la notoriété doit beaucoup à la découverte dans les années 1820 d'un sous-sol riche en charbon. Huit corps sans vie sont extirpés du puits. Ils ont pour noms : Walter Ameck, Johann Jay, Karl Mizgalski, Walter Turk, Henri Petit, Bautista Puente, Venceslas Sirek et Stanislas Skrypezyk. Ils sont Allemands (prisonniers de guerre), Français, Espagnol, Polonais… et gueules noires.

    L'arrivée de travailleurs étrangers intervient après la Grande Guerre quand la Compagnie recrute en 1920 150 mineurs polonais vivant alors en Meurthe-et-Moselle. Bientôt, une dizaine de nationalités se côtoient sur les corons de Faymoreau, de la Haute-Terrasse (alias le coron des « sans bas »,…

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  • La Montagne 1946 ; résistance ou collaboration ?

    Le 6 décembre 1946, la section socialiste de La Montagne tient sa réunion bimensuelle dont l’ordre du jour principal concerne les élections municipales prochaines. A l’issue de cette réunion, la vingtaine de militants présents est amené à se déterminer sur un autre sujet : la « camarade Lorigeon », institutrice, a-t-elle eu une attitude ambiguë pendant l’Occupation ?

    C’est l’opinion d’un de ses collègues, et il l’a affirmé clairement « dans la cour de l’école des garçons » devant deux militants socialistes quand il a vu apparaître le nom de Madeleine Lorigeon sur la liste des « Grands électeurs » socialistes pour les élections sénatoriales de novembre…

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  • Vendée 1917 femmes travailleuses en grève

    Millerand, solennel, avait prévenu : « Il n’y a plus ni droit ouvrier ni lois sociales, il n’y a plus que la Guerre ». Au nom de l’Union sacrée, pour ceux qui exposent leurs corps aux balles ennemies, l’Arrière doit se mobiliser et œuvrer sans relâche pour la Victoire que l’on assure imminente…

    Mais voilà, Berlin est loin, si loin… que la guerre s’enlise et que les populations locales vivent de plus en plus mal les mauvaises nouvelles du front et les privations à l’arrière. Sur la côte vendéenne, nombreuses sont les femmes à œuvrer dans les conserveries…

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  • Nantes 1896 : haro sur l’inspecteur

    Ce mercredi 8 juillet 1896, à 20h30, l’inspecteur départemental du travail Albert Drancourt se rend au théâtre, non pour y savourer un spectacle, mais pour accomplir son devoir. L’accueil ne fut sans doute pas à la hauteur de ses attentes…

    Arrivé sur place, il demande à pénétrer dans l’établissement mais la « personne chargée du contrôle » lui répond qu’elle n’a pas « qualité pour donner satisfaction à cette demande ». Albert Drancourt lui fait alors la lecture du texte de loi l’autorisant à inspecter les théâtres, mais cela…

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  • Vendée, 1968 murmure contestataire dans la paysannerie

    Que la Vendée figure parmi les territoires français historiquement les plus conservateurs, la chose est connue. Cela ne l’empêcha pas d’être frappée comme tant d’autres par les événements de mai 1968. Et si l’implication des paysans fut modeste, il n’en demeure pas moins qu’une oreille attentive pût y déceler les signes d’un effritement du consensus social dans les campagnes…

    « Mardi, à La Roche-sur-Yon, partie de la place de la Vendée et augmentant continuellement, une foule de Vendéens a manifesté dans la dignité son désir de faire respecter LA LEGALITE DES INSTITUTIONS REPUBLICAINES ; et ce sont plus de 6000 personnes qui ont observé…

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  • Nantes octobre 1966 : un adhérent nommé Lambert

    Le vendredi 7 octobre 1966, la commission exécutive de la section de Nantes du Parti socialiste unifié se réunit au Café L’Armoricain. A l’ordre du jour : l’acceptation dans ses rangs d’un nouvel adhérent… Chose banale a priori, mais en réalité pas tant que cela.

    Quatorze militants ont fait le déplacement sur les 18 que compte ladite commission. Sont également présents trois membres du bureau national « ainsi qu’une trentaine d’adhérents des diverses sections de Loire-Atlantique ». Pourquoi une telle mobilisation ? Pourquoi, non pas un, mais trois dirigeants de premier plan ont…

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  • Ludovic Clergeaud, simple métayer

    « Simple métayer », c’est ainsi que Ludovic Clergeaud (1890-1956) signait ses articles. Et métayer, il le resta longtemps sur une exploitation qui ne dépassa jamais une douzaine d’hectares, lui, ne possédant en propre que « quelques boisselées de terre », vigne, prés et pâtis.

    Né dans le sud vendéen, entre plaine et bocage à Marsais-Sainte-Radegonde, ce fils de métayers quasi-illettrés, surnommé « le Caniget », s’engage dès 1906 « pour le Socialisme, la République, la Libre Pensée ». Le service militaire (« 25 mois de bagne » !) où…

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  • La Roche-sur-Yon Eugène Chapellier, rescapé de la Milice

    Lorsque la CGT Force ouvrière se constitue en Vendée, elle confie sa direction à un fonctionnaire de quarante-six ans, Eugène Chapellier (1902-1955), qui, quatre ans plus tôt, a failli tomber sous les balles de la Milice…

    Fils d’une modiste et d’un employé de commerce devenu rédacteur à la préfecture de La Roche-sur-yon, Eugène Chapellier suit les traces paternelles, intégrant la fonction publique en Vendée, comme auxiliaire temporaire au service des retraités puis… rédacteur. Il n’a pas 20 ans. Il faut attendre…

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